Pollinisation et biodiversité

Jean-Claude Martin Ruches Miel Labélisés Alsace

L’abeille domestique (Apis mellifera) élevée par les apiculteurs pour son miel, fait aussi partie intégrante de la faune pollinisatrice de notre Alsace. Elle sort en moyenne 40 fois par jour et visite près de 4000 fleurs en couvrant une surface de butinage d’environ 3 à 4 km autour de sa ruche. Elle transporte des dizaines de milliers de grains de pollen sur son corps et elle en dépose de grandes quantités sur les stigmates des fleurs qu’elle visite.
En allant de fleurs en fleurs, les abeilles transportent ainsi du pollen issu d’individus d’une même espèce mais génétiquement différents et le dépôt d’allo-pollen permet la fécondation croisée et la reproduction de toutes les espèces auto-incompatibles.
Cette action positive sur la production de fruits et de graines a aussi des retombées bénéfiques sur toute la faune qui s’en nourrit. Sans le passage des abeilles, les cultures fruitières (pommes, cerises, fraises...), les cultures légumières (courgettes, tomates, poivrons...) et les cultures oléagineuses (colza, tournesol...) seraient menacées de disparition.
Supprimer l’abeille revient à faire s’écrouler toute la chaîne alimentaire au bout de quelques années, dixit Mr Albert EINSTEIN.

Mais les bienfaits de la pollinisation locale ne sont pas pris en compte à leur juste valeur et l’apiculteur n’en retire aucun bénéfice. Je dirais même qu’il prend le risque d’exposer ses abeilles à des agressions de plus en plus vives, voir mortelles, en les lâchant dans la nature.

Aussi, vous consommateur, quand vous achetez des miels authentiques d’Alsace certifiés et labellisés à votre apiculteur local vous lui apportez la reconnaissance de son travail et vous participez indirectement à la défense de l’environnement et au maintien d’une indispensable biodiversité dans les milieux qui nous entourent.

Information dernière et catastrophe :
J'ai perdu durant l'hiver 2009 à 2010 75% des ruches situées en plaine d'Alsace dans le Kochersberg. Alors que celles situées dans les Vosges (hors de portées de vol d'abeille des cultures intensives) n'ont subi aucune perte.